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Lancement du Collectif sur la Technique de l'Insecte Stérile

La réunion de lancement du Collectif TIS (Technique de l’Insecte Stérile) qui s’est tenue le 2 octobre 2018 a rassemblé plus de 90 participants provenant de domaines d'activités et d’expertises variés (santé humaine et animale, agriculture, environnement…). Ce Collectif vise à coordonner les actions de mise au point et de déploiement de la TIS dans le cadre de la gestion intégrée d'un insecte nuisible.

Femelle de drosophila suzukii en train de pondre sur un fruit rouge © Simon Fellous
Publié le 10/12/2018

Alternative à l’usage de pesticides, la technique de l’insecte stérile (TIS)  est basée sur le lâcher massifs et fréquents d’insectes mâles préalablement stérilisés, pour réduire la descendance  d’une population à l’échelle d’une zone déterminée. Efficace à grande échelle, cette méthode a pour avantage de se  déployer sur le long terme,  de toucher des zones peu facilement accessible et d’être spécifique de l’espèce visée. Aujourd’hui développée dans plusieurs  pays (Espagne, Canada, ..) mais absente en France, la création du Collectif TIS (Technique de l’Insecte Stérile),  piloté notamment par le CTIFL, l’Inra et l'IRD, vise à  réunir les différentes parties prenantes concernées par l'étude de la TIS pour développer cette méthode sur le territoire français. Ce collectif est intégré dans le Consortium biocontrôle et dans le réseau Vectopole Sud.

. © Inra, Collectif TIS
© Inra, Collectif TIS

La réunion de lancement du Collectif TIS s'est tenue le 2 Octobre 2018 à Montpellier, avec cinq sites en visio-conférence (Paris, Bergerac, Sophia-Antipolis, Corse, Ile de la Réunion). Elle a rassemblé plus de 90 participants provenant de domaines d'activités (santé humaine et animale, agriculture, environnement…) et d'expertises variés.

La mise au point de la TIS dans le cadre de la gestion intégrée d’un insecte nuisible (ravageur de culture ou vecteur de pathogène) nécessite plusieurs étapes de développement et une réflexion déclinée sur différents volets interconnectés : technique, règlementaire, sociétal et écosystémique. Le déploiement de la TIS requiert d’autre part une gestion globale et une vision à long terme pour co-construire l'ensemble de la chaîne TIS et l’intégrer dans des systèmes agricoles existants ou à créer.

Au cours de cette réunion de lancement, après une présentation du Collectif TIS et un aperçu des projets TIS en cours et envisagés en France, plusieurs groupes de travail ont été constitués.

  • Le groupe « Méthodologie et évaluation d'essais pilotes » s’est donné  pour objectif d’établir des lignes guides transversales permettant de définir les étapes clés et les conditions préliminaires à réunir avant la mise en place d'essais pilotes à petite échelle.
  • Le groupe « Evaluation des impacts socio-écosystémiques » envisagera les  impacts environnementaux et  sociétaux liés à l'utilisation de la TIS comme outil complémentaire de lutte contre un insecte cible.
  • Le groupe « Réglementation et import » « identifiera les manques dans la règlementation actuelle française et européenne, et travaillera en concertation avec les ministères en charge afin d'éviter que l'absence de réglementation claire ne constitue un frein à la mise en place d'essais expérimentaux et à un déploiement à grande échelle.
  • Le groupe «  Étude économique et gouvernance pour le déploiement » étudiera  les modalités de déploiement à grande échelle de la TIS sur des territoires français (perspectives d’industrialisation pour la production d’insectes stériles en France,...).
  • Le groupe  «  Concertation et information » conviendra des efforts d'information du public et de concertation préalable indispensables à la bonne mise en place de ce type de projet.

La participation de l’ensemble des acteurs  concernés par cette démarche  (recherche, entreprises pouvoirs publics) ainsi que le partage des expériences entre les domaines santé et agriculture, ont permis d'enrichir les nombreux échanges  de cette journée. Les groupes de travail vont maintenir établir leur feuille de route et présenteront  l’avancée de leurs  travaux respectifs lors de la prochaine réunion de coordination prévue à l’automne 2019.  

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

Contact(s) partenaire(s) :
Cécilia Multeau
Département(s) associé(s) :
Santé des plantes et environnement
Centre(s) associé(s) :
Occitanie-Montpellier

Le consortium biocontrôle

Constitué en 2016 à l’initiative de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra),  le  consortium public-privé "Recherche - Développement - Innovation" sur le biocontrôle  vise à coordonner les acteurs du biocontrôle dans le double objectif d’offrir aux utilisateurs, en premier lieu les agriculteurs, des méthodes alternatives en matière de produits phytosanitaires, et de contribuer à la consolidation du secteur français du biocontrôle, source de richesses et d’emplois.). Il regroupe 48 membres  publics et privés de la recherche, de la recherche-développement et de l’innovation : organismes de recherche, associations, instituts techniques, enseignement supérieur, entreprises, associations professionnelles.

Pour en savoir plus

Vectopole Sud

Le  réseau Vectopole Sud regroupe plus de 400 chercheurs et techniciens de cinq laboratoires appartenant aux communautés scientifiques de Montpellier Université d’Excellence (MUSE) et d’Agropolis International : UMR (Unités Mixtes de Recherche) ASTRE, DGIMI, MIVEGEC, INTERTRYP et l’EID-Méditerranée, principal opérateur public français de démoustication.

Elles mènent des activités de recherche et de formation se situant à de multiples interfaces entre biologie et santé, écologie et environnement, évolution et médecine. Ces recherches visent à contribuer au bien-être des populations par l’amélioration de leur état sanitaire :

  • en luttant contre les maladies humaines (santé publique),
  • en luttant contre les maladies animales (santé publique vétérinaire),
  • pour une meilleure productivité de systèmes agricoles durables (sécurité alimentaire).