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Une doctorante de l’Inra de Montpellier reçoit la médaille d'Argent de l’Académie d'Agriculture de France

Toutes nos félicitations à Alix Allard, qui est aujourd’hui récompensée de la médaille d'Argent de l'Académie d'Agriculture de France (section 1, Productions végétales) pour son excellente thèse sur l’étude du déterminisme génétique de deux caractères complexes liés à la floraison du pommier dans le contexte du changement climatique et de la réduction des produits éclaircissants, qu’elle a réalisé à l’Inra Occitanie-Montpellier (UMR AGAP).

Portrait © Alix Allard
Mis à jour le 29/09/2017
Publié le 28/09/2017
Mots-clés :

Sur proposition de chacune de ses 10 sections thématiques, chaque année, l’Académie d’Agriculture de France remet 10 médailles d’Argent destinées à récompenser d’excellentes thèses, dont l’analyse a été faite par l’Académie. Les lauréats présentent préalablement leurs travaux au cours d’une séance publique. Cette initiative s’inscrit dans les évolutions conduites au sein de l’Académie, afin de s’ouvrir aux jeunes chercheurs et de faire connaître les recherches les plus novatrices et intéressantes.

La thèse d’Alix Allard, sous la direction d’Evelyne Costes (Inra Occitanie-Montpellier, UMR AGAP) et de François Laurens (Inra Pays de la Loire-Angers, UMR IRHS), a bénéficié de la collaboration de l’Université de Wageningen, dans le cadre du projet européen « FruitBreedomics » visant à cartographier les QTL (Quantitative Trait Loci) du pommier pour trois caractères : la phénologie de la floraison, l’alternance de production et la qualité du fruit. Les deux premiers sont adaptatifs et sont devenus très importants en raison des évolutions réglementaires récentes et du changement climatique. Il s'agissait ensuite d’étudier les corrélations entre ces traits, afin d’explorer des stratégies de sélection innovantes et efficaces, permettant de combiner ces trois caractères dans des géniteurs potentiels ou dans de nouvelles variétés. L'étude a  été réalisée sur un dispositif expérimental composé de cinq familles apparentées, à partir des données collectées pendant trois années successives sur les deux sites de Montpellier et d'Angers. .Le travail d’Alix Allard a permis de définir de nouvelles variables pertinentes pour caractériser les phénotypes pour  leur régularité de production et pour leur phénologie, entre levée de dormance et débourrement des bourgeons, puis entre débourrement et floraison.

Alix Allard a maintenant quitté Montpellier pour prendre un poste de Chargée de projet recherche en statistique et en génétique chez RAGT, semencier à Rodez en Aveyron, mais elle a accepté de répondre à nos questions.

Qu'est-ce qui vous a amené à réaliser votre thèse à Montpellier ?

Lors de ma dernière année d’ingéniorat à l’ENSAIA (Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et des Industries Alimentaires de Nancy), j’ai fait la 2ème année du Master Forêt Agronomie et Gestion de l’Environnement, qui m’a permis de faire un stage chez ARVALIS-Institut du végétal à Boigneville (Essonne), sous la responsabilité de Jean-Baptiste Pierre. J’ai travaillé pendant ce stage sur la précocité à floraison du blé tendre. Sur un panel de variétés, il fallait détecter les zones responsables de la précocité. C’est ce qui m’a donné envie de travailler sur l’amélioration variétale. Jean-Baptiste Pierre m’a encouragé à continuer en thèse et comme il avait lui-même fait sa thèse à l’Inra, j’ai regardé qui à l’Inra travaillait sur l’amélioration variétale et j'ai vu sur le sujet de thèse proposé par Evelyne Costes à Montpellier.

Qu'est-ce que l'Inra représente pour vous ? La recherche ? Les grands défis et les enjeux actuels et à venir ?

L’Inra a été un vivier de chercheurs sur des thématiques proches de la mienne et un lieu enrichissant. Ma thèse m’a permis de me confronter aux enjeux du réchauffement climatique et de la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires, en utilisant une approche génétique pour répondre aux défis. L’amélioration variétale peut apporter des solutions. Et mon projet de thèse étant inclus dans le projet européen « FruitBreedomics », j’ai pu collaborer avec des chercheurs italiens et hollandais, ce qui a été très enrichissant. Je suis allée travailler un mois aux Pays-Bas et une semaine en Italie et j’ai pu donner des conférences issues de ces collaborations.

Comment avez-vous appris que vous aviez reçu cette distinction ? Comment l'avez-vous pris ?

C’est Evelyne Costes qui m’a poussée à candidater et à préparer ma présentation avec Françoise Dosba et Yves Lespinasse, rapporteurs de ma thèse (membres de l’Académie). Lorsque j’ai reçu le mail m’annonçant que j’étais lauréate, j’ai été très fière de recevoir cette distinction car c'est la reconnaissance de mon travail et de celui de mes collègues.

Quel regard portez-vous sur votre travail de thèse ?

Quand je suis arrivée à l'UMR AGAP, le sujet avait déjà fait l'objet d'une thèse, dont les résultats avaient été publiés, notamment sur l'alternance de production. Mais il y avait encore beaucoup de questions et j’ai pris en main le projet, j’ai répondu aux questions, qui ont engendré de nouvelles questions. J’ai donc été frustrée de ne pas avoir eu assez de temps pour explorer ces questions en suspens mais, d’un autre côté, s’était bien que mon travail ait ouvert des perspectives et que j’ai pu passer le relai.

Mon expérience en thèse a conforté mon ressenti sur la nécessité de travailler en collaboration, sans les autres on ne va pas loin, il faut combiner les compétences.

Et maintenant ? Comment vous projetez-vous ?

Mon objectif professionnel est de travailler à l'optimisation des processus d'amélioration variétale. Ma formation d'ingénieur m'a fournie la sensibilité aux problématiques agricoles et environnementales et mon expérience de thèse les compétences nécessaires en génétique quantitative. Ainsi, je me définis comme agronome et généticienne des plantes au service de l'amélioration des espèces cultivées.

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

Département(s) associé(s) :
Biologie et amélioration des plantes
Centre(s) associé(s) :
Occitanie-Montpellier

En savoir plus

Documents de l'Académie d'Agriculture de France

Présentation de sa thèse par Françoise Dosba, membre de l'Académie

Présentation de sa thèse par Alix Allard devant l’Académie

A propos de

CV

Juillet 2017–aujourd’hui : Chargée de projet de recherche en statistique et en génétique chez RAGT, semencier à Rodez en Aveyron.

Mars 2017-Juin 2017 : Post-doctorat à l’Inra Occitanie-Montpellier (UMR LEPSE) sous la direction de François Tardieu et Claude Welcker.

Mars 2016 : Soutenance de thèse : Estimation de la valeur génétique de pommiers hybrides pour plusieurs caractères d'intérêt agronomique et sur la base de leurs apparentements.

Début 2015 : Création et élection comme vice-présidente de l’association des doctorants de l’UMR AGAP (http://www.asso-doctorants-agap.fr) dont le but est de favoriser la communication scientifique et l’interaction sociale entre doctorants.

15 Février-15 Mars 2014 : Séjour à l’Université de Wageningen (Pays-Bas) sous la direction d’Eric Van de Weg et de Marco Bink.

Octobre 2012-Mars 2016 : Doctorat à Montpellier, INRA-Montpellier SupAgro, sous la direction d'Evelyne Costes (Inra Occitanie-Montpellier, UMR AGAP, équipe AFEF) et François Laurens (Inra Pays de Loire- Angers, UMR IRSH).

Septembre 2012 : Obtention des diplômes d’Ingénieur agronome de l’Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie et des Industries Alimentaires de Nancy et de Master Forêt, Agronomie et Gestion de l’Environnement de la Faculté des Sciences de Nancy.

Mars-Août 2012 : Stage de fin d’étude chez ARVALIS-Institut du végétal à Boigneville (Essonne) sous la direction de Jean-Baptiste Pierre.

Mars-Août 2011 : Stage au sein de l’entreprise BASF en Allemagne.

Juillet 2010-Janvier 2011 : Stage dans un laboratoire de phytopathologie à l’Université de Lincoln en Nouvelle-Zélande.