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Floris’Tic : Les sciences du végétal à l’ère du numérique

C’est à Montpellier qu’est né et se développe ce projet qui s’appuie à la fois sur les nouvelles possibilités offertes par le numérique et sur le développement de projets collaboratifs. Alors que l’application Pl@ntNet, soutenu dans le cadre de Floris’tic, a connu 3 millions de téléchargements en 2017, ce sont neuf nouveaux projets thématiques et/ou géographiques qui sont lancés en 2018 pour le plus grand plaisir des amateurs du végétal du monde entier.

Groupe de botanistes
Mis à jour le 16/05/2018
Publié le 16/05/2018

Le contexte actuel d'érosion de la biodiversité et de fragilisation de notre environnement se traduit par un besoin accru d'expertise et de diffusion des connaissances dans le domaine des sciences et techniques du végétal. Or l’enseignement de la  botanique a été longtemps délaissé, ce qui se traduit par un déficit important de compétences et d'attractivité de la discipline.

Développer la culture scientifique du végétal auprès du plus grand nombre

Floris'Tic vise la conception et le déploiement de projets mobilisant et enrichissant les connaissances botaniques, contribuant ainsi au développement de la culture scientifique du végétal auprès du plus grand nombre. L'approche choisie consiste à s’adresser à des communautés clairement identifiées reliées dans le cadre de réseaux.

Ces sont aujourd’hui près de vingt projets qui sont déclinés dans le cadre de Floris’Tic, qui a essaimé dans différentes régions du monde. Centré au départ sur l’Europe, il s’est étendu à l’Amérique du Nord et du Sud, l’Afrique du Nord et  plus récemment à l’Afrique tropicale et du Sud. En 2018, neuf nouveaux projets vont être lancés. Ces projets sont conçus dans un cadre collaboratif et portés par un ou plusieurs partenaires, dans une optique de formation et/ou gestion des espaces naturels ou cultivés. Ils s’appuient sur la plateforme collaborative Pl@ntNet, plateforme participative de production, d’agrégation et de diffusion d’observations botaniques, à laquelle ils contribuent.

La plateforme collaborative Pl@ntNet au cœur du dispositif

La plateforme Pl@ntNet est issue d’un projet de recherche impliquant l’UMR AMAP et ses partenaires (équipe projet Zenith de l’Inria et l’association Tela Botanica, avec le soutien d’Agropolis Fondation). Face à la mise en place de nombreuses bases de données (herbiers, parcelles permanentes,  photothèques, etc.), la communauté scientifique souhaitait accéder et exploiter ces ressources diversifiées à des fins de recherche et/ou de formation. Pour répondre à cela, une équipe multidisciplinaire s’est constituée, développant  des compétences nouvelles autour du  développement de cette plateforme, l’informatique appliquée à la biodiversité.

L’usage de cette plateforme d’identification de plantes à grande échelle va maintenant bien au-delà de la communauté scientifique et éducative à laquelle elle était destinée à l’origine. Elle est ainsi utilisée :

  • Par les chercheurs pour mener des travaux de recherche permettant de caractériser le milieu naturel, et ses changements, évaluer la biodiversité d’un site et sa richesse, prioriser la conservation des milieux et des groupes d’organismes vivants,
  • Par les gestionnaires d’espaces naturels et les agriculteurs pour identifier les espèces (mauvaise herbes, plantes envahissantes),
  • Par les guides naturalistes, pour l’écotourisme et pour l’éducation à l’environnement.

 Elle a été téléchargée 6 millions de fois entre 2013 et aujourd’hui, dont 3 millions de fois en 2017.

Le principe de l’application repose sur l’identification d’espèces ; une personne avec son mobile prend une ou plusieurs photos d’une plante en respectant un protocole ; elle peut identifier cette plante grâce au système (utilisateur simple) ou peut renseigner l’application et contribuer à l’enrichissement de la base de données si elle connait l’espèce (contributeur). Un système de révision est mis en place pour valider ces contributions.

Perspectives

Pl@ntNet permet aujourd’hui de couvrir 15 000 espèces, or il existe des centaines de milliers d’espèces, dont près 400 000 espèces de plantes à fleur dans le monde. Le défi du développement de la plateforme est double

  • passer le cap des centaines de milliers d’espèces grâce à un système d’apprentissage à grande échelle,
  • exploiter des techniques et données agrégées. Les données traitées sont issues des sciences participatives et associent deux types de données, des données « protocolées » mais aussi des données « spontanées », ces dernières  présentant  un certain  nombre de biais. Le système d’identification fonctionne d’autant mieux qu’il y a beaucoup d’images ; le défi est de pouvoir exploiter ces données spontanées en levant ces biais.
Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

Département(s) associé(s) :
Écologie des forêts, prairies et milieux aquatiques
Centre(s) associé(s) :
Occitanie-Montpellier

En savoir plus sur le projet Floris’Tic

Objectifs : développer la capacité des acteurs, notamment territoriaux, à concevoir et déployer des projets mobilisant et enrichissant les connaissances botaniques, et in fine, à travers eux, de développer la culture scientifique, technique et industrielle du végétal auprès du plus grand nombre.

Axes du projet :

  • Structuration et émergence de communautés relais
  • Développement d'outils et interfaces opérationnelles pour la création, l'accès et l'échange de connaissances sur les plantes
  • Développement d'outils pédagogiques innovants pour la formation et la sensibilisation aux sciences et métiers du végétal.

Dates : 1er janvier 2015 au 31 décembre 2018.

Financement : ANRU Programme Investissements d'Avenir

Consortium porteur du projet : Agropolis fondation, réseau Tela Botanica, laboratoire AMAP, lnria

Autres productions Floris’Tic: Application mobile Smart’Flore, Quizz de botanique The plant Game, MOOC de Botanique.

Les projets nouveaux en 2018

Thématiques nouvelles: les arbres d’Afrique du Sud, les plantes utiles d’Afrique tropicale,  les plantes utiles  d’Asie du Sud Est

Nouveaux espaces géographiques: la Martinique, les Comores, la Nouvelles Calédonie, l’Afrique tropicale, la Polynésie, la flore provençale en association avec le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône